Ma kiné, tu me masses et pendant que tu me masses, je t'observe. Tu es de toutes les confidences, tes patients te font confiance. Parfois sportifs tristes car blessés, ils te racontent leurs parcours, leurs performances et leurs accidents qui ont fait qu'ils passent aujourd'hui entre tes mains. Il arrive aussi qu'ils soient au tout début de leur vie, tu masses alors ces petits bébés avec dextérité et puissance sous le regard inquiet de leurs parents. Mais très souvent, ils sont âgés, et tu es à leur écoute : leur vie est souvent devenue triste et rétrécie par leurs douleurs qui les enferment chez eux. Tu es alors une belle rupture dans leur journée avec ta jeunesse et ton sourire ! Ils t'appellent par ton prénom, et beaucoup d'entre eux t'embrassent. J'entends des rires qui s'échappent des salles de massage lorsque tu es avec eux : à chaque fois ils repartent plus détendus que lorsqu'ils sont arrivés. Bien plus que leurs corps fatigués, tu as massé leurs âmes et c'est avec le sourire que vous décidez ensemble du prochain rendez-vous !
par Thomas
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Ma vie
Dimanche 31 décembre 2006
Je nous (à vous et à moi un peu aussi) souhaite une bonne, excellente, épatante, époustouflante, douce, légère, réconfortante, savoureuse, fructueuse, tendre, féconde, belle, amusante, marrante, joyeuse, drôle, active, énergique, colorée, adorable, gracieuse, amicale, remarquable, extraordinaire, étonnante, surprenante, magnifique, noble, sublime, majestueuse, singulière, fabuleuse, légendaire, ahurissante, pharamineuse, noble année 2007 !
par Thomas
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Mes opinions
Vendredi 29 décembre 2006
Un peu plus à gauche. Ah, trop loin, reviens vers la droite. Ok, là t'es centré mais t'es un peu haut, descend un peu. Non, descends je t'ai dit, t'es trop haut je t'assure ! Si je te le dis ! Bon alors on reprend. Tu étais dans l'axe. Reviens à ta position initiale. Voilà, très bien. Alors maintenant tu descends tranquillou, dans l'axe, voilà, comme ça. Tu vas y arriver. Stop ! Juste 5° à gauche et t'y es. Décidément, tu ne connais pas ta droite et ta gauche ! Ah, ça y est, tu y es, tu peux y aller. Hé mince t'as débandé...
par Thomas
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Ma vie
Aimant le nu, je suis tombé un peu par hasard sur un site amateur proposant une version intime du nu, réalisé par un couple homme-femme. C'est à voir, à mon avis car c'est très différent de ce que l'on regarde habituellement (ici pas d'éphèbes aux corps parfaits). Voici le lien :
Pose intime
Les liens renvoient vers d'autres sites semblables.
par Thomas
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Mes opinions
Voilà c'est fini... la journée marathon de Noël en famille est terminée. Mission accomplie : essayer de faire bonne figure au milieu de gens qui sont définitivement différents de moi (et moi d'eux). Le monde parallèle homo m'enferme dans un silence poli. C'est lourd. J'ai fait tout les efforts du monde et ce soir je suis débarrassé pour quelque temps. Pour l'heure, et pour me réconforter, je vais me soulager sur un site où les hommes aiment les hommes.
par Thomas
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Ma vie
Dimanche 24 décembre 2006
J'ai lu un article dans Babyboy très intéressant (bien que court !) sur l'érotisme homo répandu dans certains skyblogs des jeunes des cités. Rappelons que Skyblog est la plateforme blog la plus fréquentée en France et est classée numéro 1 chez les ados du fait de la relative simplicité de mise en ligne des photos de ses potes, d'ajouts de petits commentaires, etc... Jusqu'à ce jour, plus de 6'300'000 Skyblogs ont été crées et environ 320'000'000 articles et 600'000'000 commentaires ont été publiés !!! Bref, c'est une très importante vitrine sur le net et la parcourir révèle quelques surprises comme indiqué dans l'article de Babyboy. On ne compte plus en effet les "Soulane Bogoss", "Ridane Bogoss", "Mohamed Bogoss", etc... avec des exhibitions de corps virils et musclés. Une vraie concurrence s'est installée entre les bogoss. Pourtant, s'il y a bien un lieu où l'homosexualité n'est pas la bienvenue, c'est dans les cités. Et pourtant... on n'est parfois très proche de l'imagerie homo classique ! Alors ? Quels stratagèmes les jeunes emploient-ils ? Tout est dilué dans une masse de clichés de chanteurs de rap mauvais garçons et de divers symboles très virils... Attention, ici on est chez les durs de durs. Mouais...
J'ai parcouru par curiosité quelques Skyblogs de jeunes de cité (très simple pour s'y rendre en passant par Google avec quelques mots qui vont bien). C'est très révélateur du climat, la banlieue nous saute aux yeux en un instant, dure et brutale. Et comme les journalistes de Babyboy j'ai trouvé en quelques minutes des blogs de bogoss aux torses affutés en mal de séduction... Je n'ai pas "lâché mes comm" mais j'aurais pu.
par Thomas
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Mes opinions
Vendredi 22 décembre 2006
C'est l'autoroute qui relie deux lieux importants... C'est elle qui me coupe en deux, partagé entre la ville de mes souvenirs d'enfance, Périgueux, et ma nouvelle ville, Bordeaux, celle où j'ai mes amis, mes repères, ma vie !
Avec cette autoroute, je traverse des vignes, des champs ; j'enjambe à toute allure des rivières et des cours d'eau. Je quitte alors la Gironde pour voir apparaître progressivement les prémices de la Dordogne, aux paysages vallonnés bien connus de mes yeux !
Aujourd'hui cette autoroute m'a téléporté vers ma famille, pour passer les fêtes de Noël... si loin de lui !
Quelle injustice...
par Thomas
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Ma vie
Mercredi 20 décembre 2006
Etre dans le même lit, sous la même couette, chacun sur son oreiller à se regarder dans les yeux, juste nos têtes qui dépassent, j'adore.
Se souhaiter bonne nuit, espérer se rejoindre dans nos rêves, se faire un dernier baiser, j'adore.
Eteindre la lampe de chevet, se rapprocher l'un de l'autre pour se réchauffer, et finalement s'endormir, j'adore.
J'adore ces petits instants de bonheur égoïstes...
par Thomas
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Ma vie
Moi qui suis d'habitude caractérisé par mon calme, je me rends compte qu'il est tout relatif. Suis-je un faux calme ? J'ai cédé à une grosse colère (un pétage de plomb !) il y a peu de temps et depuis je reste surpris par cette explosion émotionnelle qui s'est produite en moi. Je cherche à comprendre le mécanisme de ce sentiment peu commun. Comme à mon habitude, dès que je me pose une question, je fais des recherches. Voici ce qu'il en ressort.
Premièrement, et ce n'est pas étonnant, la société catholique condamne la colère, on la retrouve dans les Sept Pêchés Capitaux... Le démon responsable de cette "courte folie" est Satan. La vertu associée est la joie, elle est là pour faire équilibre. Un être équilibré a donc en lui une part identique de colère et de joie. Si la balance penche d'un côté ou de l'autre, l'équilibre est rompu.
Il apparait ensuite que ce sentiment peu ordinaire ait intéressé beaucoup de philosophes. Spinoza a défini la colère comme étant "l'effort de causer du mal à l'objet de notre haine" ce qui la différencie donc très nettement de la haine, puisqu'elle en est la conséquence directe.
Néanmoins, cette colère est une notion ambiguë. Elle est souvent associée au courage et à la révolte et sort l'homme de sa torpeur. Jésus lui-même y cède et s'emporte violemment contre les marchands du temple (Jésus dira même que "Si tu te mets en colère, ne pêche pas", ce qui signifie qu'il ne défini pas la colère comme un péché), ou lorsque le Bouddha se révolte contre la souffrance et la maladie que ses riches parents avaient tenté de lui cacher, il apparaît clairement que la colère comporte certains aspects positifs. En effet, elle apparaît comme le sursaut parfois nécessaire pour préserver ce qui nous tient à cœur : notre vie, celle de ceux que nous aimons, des valeurs qui nous paraissent essentielles.
Pour finir sur ce thème, regardons ce qu'on dit de la colère au XXIème siècle. Je me suis promené sur quelques sites de psychologie. La colère est jugée nécessaire pour nous défendre et ne pas nous laisser écraser ou détruire. On semble la comparer souvent à la soupape de sécurité d'une cocotte-minute, juste à l'instant où elle se déclenche, libérant une pression trop forte.
L'injustice reste la principale amorce de la colère.
Bien sûr, il ne faut pas y céder trop souvent à ce sentiment qui reste violent. Une piste serait de repérer les signes annonciateurs de sa colère, et trouver des manières de ce que les psys appellent "défléchir". Défléchir veut dire détourner l'énergie vers une cible, ou un geste, ou une action qui soit socialement acceptable. Faire du sport, aller respirer, ou pour certains fumer une cigarette, est un moyen de reconnaître sa colère, de l'accueillir, mais de ne pas la diriger sur une personne.
par Thomas
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Mes opinions

Arthur et les Minimoys est le dernier film de Luc Besson. Il est sorti mercredi dernier.
Synopis officiel : Comme tous les enfants de son âge, Arthur est fasciné par les histoires que lui raconte sa grand-mère pour l'endormir : ses rêves sont peuplés de tribus africaines et d'inventions incroyables, tirées d'un vieux grimoire, souvenir de son grand-père mystérieusement disparu depuis quatre ans. Et si toutes ces histoires étaient vraies ? Et si un trésor était véritablement caché dans le jardin de la maison ? Et si les minimoys, ces adorables petites créatures dessinées par son grand-père, existaient en chair et en os ? Voilà qui aiderait à sauver la maison familiale, menacée par un promoteur sans scrupule ! Du haut de ses dix ans, Arthur est bien décidé à suivre les indices laissés par son grand-père pour passer dans l'autre monde, celui des Minimoys, et découvrir les sept terres qui constituent leur royaume...
Qu'en est-il à l'écran ? Commençons par le meilleur : la beauté des images et des animations. Les détails sont époustouflants de réalisme et bien supérieurs à ce que l'on a l'habitude de voir dans des films tels que l'Age de Glace, par exemple. Dans Arthur, tout est en mouvement : les cheveux (ultra-fins), les bijoux sur les personnages, les vêtements, etc... avec un naturel vraiment surprenant. Les lumières sont magnifiques, elles se reflètent dans les objets, les yeux des personnages : ça brille, ça fait des ombres partout... superbe ! Les effets de mouvements de caméra sont fluides, ultra-rapides (d'ailleurs parfois ça ne ressemble plus à un film pour les tout-petits), on est vraiment transporté dans le monde merveilleux des Minimoys... Luc Besson prouve une fois de plus qu'il est un réalisateur très talentueux.
Reste que le scénario est très pauvre, et il me semble que je vois les mêmes personnages depuis que j'ai 3 ans, sous différentes formes et dans différents films certes, mais toujours semblables. Le méchant égocentrique qui veut tout casser, la jolie princesse inaccessible au début du film et qui évidement tombe amoureuse du jeune garçon qu'elle ne daignait regarder, etc... Bref, on s'ennuie malheureusement souvent.
La VF n'est pas de bonne qualité, pourtant la liste des "acteurs" qui y ont participé est impressionnante : Mylène Farmer, Rohff, Marc Lavoine, Bashung, etc... Concernant la Miss Farmer, on ne comprend presque rien à ce qu'elle dit tellement le débit de ses paroles est élevé ! Etonnant. Il est vrai que finalement, si on connaît sa façon de chanter, on ne connaît que très peu sa voix parlée ! Mention très bien à Rohff qui double un rastaman très drôle. On ri beaucoup au milieu du film grâce à ce personnage déluré qui nous entraîne sur des rythmes connus et décalés totalement anachroniques !
Pour finir en une phrase, Arthur et les Minimoys est une belle performance technique qui à mon avis ne restera malheureusement pas dans les annales à cause de son scénario trop ordinaire.
par Thomas
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Films
Vendredi 15 décembre 2006
Ce soir je pense particulièrement à un ami libanais. Je sais qu'il ne va pas très fort en ce moment, seul dans sa petite chambre universitaire, regardant sans doute la carte de son pays abîmé qui tapisse le mur au dessus de son lit. Il est là, en France, il ne sait plus vraiment pourquoi et à quoi bon. Sa famille et ses amis sont loin, et certainement en danger. Il se sait impuissant face au drame de son pays. Les futilités de la vie française l'agacent souvent, bien que la paix que lui offre notre pays le comble. On ne peut que le soutenir...
par Thomas
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Ma vie
Je me suis regardé droit dans les yeux dans le grand miroir de ma salle de bain. Cela m'a glacé le sang. J'ai trouvé mon regard dur. Dur envers moi-même, puisque j'ai menti ; par "omission" certes, mais inutile de vouloir diminuer la force d'un mensonge : c'est la pire des hypocrisies que de plaider l'omission. Cacher la vérité, sous quelque forme que ce soit, reste et restera un mensonge.
Pourquoi mentir ? Par pudeur, par lâcheté, par crainte d'être jugé ? Par facilité, certainement. Reste qu'aujourd'hui je suis avec mes regrets, et il n'y a rien de pire.
par Thomas
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Ma vie
Mercredi 13 décembre 2006
Nos mères sont prises entre deux feux. Elles savent sans vouloir savoir. Un jour, le ciel leur est tombé sur la tête, il est très (trop ?) difficile pour elles de se relever et de marcher droit. Alors elles trainent derrière elles un boulet qui manque de les faire trébucher à chacun de leurs pas. Leurs relations aux autres sont faussées, soit elles choisissent le mensonge et, au mieux, disent qu'elles ne savent rien, soit elles assument l'insupportable vérité, au risque alors de voir leur vie peut-être s'écrouler sous la pression des autres. N'est-ce pas insurmontable pour une mère, qui s'est tant donnée pour son enfant (et qui était fière du résultat), se voir reprocher son "modèle éducatif" ? Car il s'agit bien de cela ! Elles entendent déjà les colibets à leur sujet : trop possessives, trop autoritaires, ou au contraires trop souples, trop laxistes... Elles savent que de toute façon, tous les yeux se tourneront vers elles, on aime trop désigner un coupable, ça rassure. Alors, elles choisissent le silence. Et nous, nous sommes à leurs côtés, faisant comme si tout était naturel, car l'amour mutuel, lui, n'a pas changé. On souffre en silence de leur cacher le maximum de notre vie intime, on voudrait qu'elles sachent tout de nos vies, du moins, l'essentiel. Au moins savoir que l'on n'est pas seul.
par Thomas
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Ma vie
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