Vendredi 7 septembre 2007

Mercredi j'étais à Paris. Après avoir fait ce que j'avais à faire, le temps libre que j'avais devant moi en attendant le train pour rentrer à Bordeaux m'a permis de me ballader à pied dans Paris, au gré des rues et des avenues.

Je suis arrivé, par hasard, au niveau du Pont de l'Alma, proche de la flamme. Quelle ne fût pas ma surprise de voir des gens tout autour de ce monument. 

DSC00576-copie-1.JPG



J'ai saisi mon téléphone mobile et j'ai pris cette photo. Curieux, je me suis approché.

DSC00577.JPG

Il y avait des personnes qui prenaient des photos, qui déposaient un bouquet ou un petit objet. J'ai vu des visages émus, lu des petits mots très touchants. J'ai eu comme un frisson, à cet instant-là j'ai compris l'expression de "Princesse des coeurs". Je n'ai pu faire autrement que me recueillir un instant, avec respect, avant de reprendre ma route...

par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (1)    ajouter un commentaire

Jeudi 30 août 2007
L'informaticien :

"...Passe ta variable Toto en paramètre dans ton prog. Je pense que ça ira. Attention à tes boucles dans les IF. Si Titi devient Toto ou Tata, alors pas besoin du mode débug, ça te pétera pas à la gueule..."


L'athlète :

"...J'ai vu Stéph hier, il a fait 51"34 au 400 samedi dernier. Il était dég. Il pensait battre son reccord de 50"16 des Inters. Moi je suis à 11"15 au 100, 22"87 au 200. Et toi ? 56"53 au 4H et 9'30 au 3000 steeple ? Pas mal !..."

Le mélomane :

"...d'ailleurs Mozart lui-même réalise la parfaite synthèse des complexités contrapuntiques rigoureuses propres au baroque tardif. Le Nozze di Figaro et
Der Schauspieldirektor en sont de bon exemples..."


par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (0)    ajouter un commentaire

Jeudi 16 août 2007
C'est chouette d'avoir quatre jours de vacances devant soi, on peut passer du temps à découvrir de nouvelles choses...

Mon dernier coup de coeur informatique : le logiciel de création graphique Gimp ! Il s'agit d'un logiciel libre, en licence GPL (tout comme OpenOffice par exemple), pratiquement aussi puissant que Adobe Photoshop pour les fonctions les plus courantes.

Novice en la matière, je m'amuse donc avec depuis 2 jours, ça m'a permis de créer les bannières et la cannette de Coca au nom du blog, après effacement et remplacement du logo CocaCola original. A tous les débutants curieux de ces techniques, essayez de reproduire cet exercice, c'est troublant tellement on a l'impression d'avoir une baguette magique entre les doigts !

Bon, pour mes fans nombreux, j'ai créé un Wallpaper au format 16:10 aux couleurs du blog... :-)
WallpaperNovathoms.jpg


Trève de plaisanterie ! Toujours est-il que je vous recommande ce logiciel libre si vous aimez le graphisme et la retouche numérique d'image. C'est une excellente alternative pour tous ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter la suite Adobe.
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (0)    ajouter un commentaire

Dimanche 24 juin 2007
Nous sommes aisés. Nous faisons partis de ceux qui ont réussi. J'ai brillament réussi ma carrière, ma femme également. Que c'est plaisant ! Nous avons la soixantaine chic, droite, affutée. Nous tâchons de garder une vie simple avec nos enfants et petits-enfants. Des dimanches autour de la piscine arborée, des promenades sur les rives arcachonaises, des week-end dans les Pyrennée espagnoles, voilà notre train de vie. Nos amis sont nombreux, de tout bords : médecins, hommes de lois, concessionnaires, industriels... C'est toujours un plaisir de les recevoir. Une soirée autour d'un piano bar, sur la terrasse, avec quelques poissons sur la plancha arrosés d'un filet d'huile d'olives, voilà notre bonheur. Se raconter nos derniers voyages, nos dernières rencontres, notre dernier concert ou bien théoriser sur l'éducation des petits enfants. Nous refusons toute idée d'être triste ou fatigué, ça ne fait pas parti de notre vocabulaire. C'est notre éthique de vie, nos principes, profiter, toujours, profiter de chaque instant, voir le verre toujours à moitié plein et jamais à moitié vide. Faut dire, notre porte-monaie est, lui, toujours rempli ; tout comme le réservoir de notre voiture, une étoile au centre du volant, qui nous mène toujours plus loin, plus vite, plus en avant, laissant sur le bas côté tout ceux qui ne peuvent pas suivre.
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (3)    ajouter un commentaire

Samedi 26 mai 2007
Je voudrais rebondir sur le dernier post ("Déséquilibre"), qui a suscité beaucoup de réactions. Il semblerait que ce soit un sujet qui concerne bon nombre d'entre nous ; du moins ceux qui font suffisament d'efforts pour accèder à une vie en couple. Car pour beaucoup, cette vie en duo est érigée telle une Terre Promise ; on les comprends. Faire un bout de chemin à deux, voilà ce qui nous importe. Déculper nos forces par la simple présence d'un être à nos côté, voilà ce qui nous motive.
Il y a quand même une nuance à apporter. J'en vois une entre "vie en couple" et "vie de couple". Vivre en couple, c'est avoir quelqu'un à qui prendre la main et avancer tout droit. Avoir une vie de couple, cela n'a pas le même sens. De quel couple parle-t-on ? Y-a-t-il un modèle meilleur que tous les autres ? On voit bien que c'est difficile pour beaucoup la vie de couple, les réactions du post "Déséquilibre" le prouvent.
Pourtant, une chose est certaine : un couple, quel qu'il soit, hétéro ou homo, carbure aux différences qu'il y a entre les deux tourtereaux. Ce fait là est largement facilité au sein des couples hétérosexuels : la différence des sexes fait tourner la machine sans même que l'on s'en rende compte... Il n'en est rien pour les couples homosexuels. Il faut trouver les différences ailleurs. Regardons un instant autour de nous. Les couples homos que l'on connait et qui durent depuis longtemps ne réunissent-ils pas des êtres très différents ? Auquel cas, le déséquilibre que l'on a évoqué serait le carburant nécessaire à la pérénité du couple...
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (4)    ajouter un commentaire

Samedi 28 avril 2007
balance.gifPas évident d'être en couple lorsque l'un est en avance sur l'autre. En avance parce qu'il est plus âgé, plus expérimenté, ou plus riche, plus installé. Le déséquilibre qui nait n'est pas simple à appréhender, et peut empêcher le couple d'avancer. Celui qui est derrière, en retrait, nourrit ses frustrations à chaque performance ou représentation de son conjoint, rappellant un peu plus l'écart entre eux. Et pourtant, il faut bien faire avec. On s'aime malgré tout, ces différences d'apparences restent finalement superficielles. Il ne faut pas pour autant oublier qu'à force de ne regarder que celui qui est en avant, on n'empêche pas celui qui est derrière de construire et d'exister.
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (10)    ajouter un commentaire

Lundi 26 mars 2007
Nous sommes là, plus ou moins installés dans nos vies, à chercher de l'argent, du travail, l'amour, un logement, une voiture, etc... Nous achetons, nous vendons, nous interagissons les uns envers les autres, certains réussissent à ce petit jeu, sont aisés et accèdent à tous ce qui est censé faire le bonheur. D'autres se trompent, font des mauvais choix à un moment de leur vie et sont entrainés dans une spirale malheureuse sous les regards fatalistes des autres. C'est ainsi qu'est fait la vie. Rien ne pourra la changer.

Prenons du recul. Imaginons que l'on se détache un instant de notre corps, où que l'on soit en ce moment. On se détache et l'on se voit là, assis devant notre ordinateur, entouré de notre environnement famillier. On est là, on se voit, c'est troublant, comme filmé par une caméra au plafond. Puis on s'éloigne encore un peu, on traverse les murs et l'on sort du batiment dans lequel on se trouve, on voit les toitures des maisons environnantes, l'organisation complexe des rues et ruelles, les voitures qui se déplacent, s'entrecroisent... On recule encore et arrivés à quelques milliers de kilomètres du sol, on voit enfin la Terre entière.

C'est vertigineux de penser que notre société n'existe que parce que nous l'avons inventée. L'argent, le travail, tout ce qui fait que l'on réussi sur le plancher des vaches, c'est nous qui l'avons créé, comme si tout n'était qu'une vaste comédie. C'est troublant de penser que ce qui provoque la misère, le désarrois des êtres humains, l'échec, l'oppression, c'est aussi nous qui l'avons conçu. Tout est décidément relatif en ce monde, notre vision ras des paquerettes mérite parfois de prendre un peu de hauteur et de recul.

par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (1)    ajouter un commentaire

Lundi 19 mars 2007
Quatre-vingt bougies. Je suis un vieil homme. Chacun de mes pas est une douleur, je dois me déplacer avec une canne, lentement, prudemment. Je contemple la vie autour de moi, je pense à l'avenir, un peu ; au passé, beaucoup. Le monde a changé, les modes ont évolué, mais mes valeurs sont restées les mêmes. Je suis seul là, dans cette ville. Je poursuis ma route avec sérenité et sans aucune amertume, je n'en veux pas au temps qui passe. Il m'a fait traverser mon époque avec joie et sans crainte. Aujourd'hui je regarde les gens autour de moi, qui marchent bien plus vite, bien plus dangereusement. Ils me frolent, me dépassent, me bousculent parfois. Sans doute ne me voient-ils pas autrement que comme un vieil homme sans intéret. J'aimerais les séduire encore, leur parler toujours. Je sens que mon corps prend le pas sur moi et sur chacune de mes actions. Je vis un véritable dictat physique. J'étais persuadé que mon esprit saurait aller au delà de tout ça. J'ai toujours su qu'il n'y avait rien de pire que de subir. Aujourd'hui le ciel est bleu, les gens sont beaux, les regarder me ravi et certains évoquent en moi de lointains fantasmes. Je poursuis ma route à l'ombre des arbres...
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (3)    ajouter un commentaire

Lundi 29 janvier 2007
Bientôt, je ne serai plus étudiant. Je ne saurai plus ce qu'est que d'avoir des examens, de réviser, de travailler des cours, d'écouter des journées entières des gens parler. Le temps passe... Tout ça me travaille un peu le corps et l'esprit. Je suis un vieil étudiant, j'ai pris le pli depuis toutes ces années, à tel point que je pensais que jamais je n'en sortirai de ma Fac.

Bientôt on aura un nouveau président de la République, masculin ou féminin semble-t-il, et pour sûr, quoiqu'il arrive, il va y avoir du changement !

Bientôt il n'y aura plus de pétrole, que va-t-on faire de nos voitures, camions, tondeuses à gazon, mobylettes pétaradantes, avions ? Va-t-on devoir cultiver nos tomates dans le jardin et élever quelques poules pour le repas du dimanche ? Une chose est sûre, on a abandonné la mule bien trop tôt.

Bientôt, l'Ile de Ré aura disparu, à cause des glaciers qui ont la mauvaise idée de fondre. Que vont devenir les Jospin ? Et si le Gulf Stream disparaît, on peut dire adieu à nos baignades l'été à l'océan et chausser des Moonboots l'hiver à Bordeaux, puisqu'à cette latitude on aura le climat de Montréal... Par contre à Nice, on ne pourra cultiver que des cactus tant il fera chaud et sec. L'eau au robinet va finir par manquer. Que va-t-on faire de nos Vieux ?

Le temps passe, passe, passe... trop vite et nous mène vers des mondes inconnus et insoupçonnés.
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (4)    ajouter un commentaire

Mardi 23 janvier 2007
Quand je rentre chez moi, la première chose que je fais est d'allumer la télé. Impensable de rester ici, seul entre ces quatres murs angoissants, sans une fenêtre colorée et animée sur le monde extérieur. Je prends la télécommande et après avoir enlevé mes chaussures et mon manteau, d'un geste précis du doigt, j'ébranle le canon à électrons de mon tube cathodique qui, fidèle, me fait apparaître en quelques instants les têtes connues qui habitent mon petit monde télévisuel... Elles me rassurent ces têtes là, elles ont des belles vies, elles sont toujours souriantes, toujours bavardes, jamais tristes. C'est bien différent de ce que je connais du quotidien. Et puis il paraît qu'elles sont riches ces têtes-là ! Faut dire qu'elles répandent la bonne parole. Je les bois des yeux lorsqu'elles me parlent de films, pièces de théatre, ou de politique. Elles ont toujours quelque chose à dire, et bon Dieu, qu'elles le disent bien ! Jamais je n'arriverais à avoir un flot de paroles comme elles... Elles sont fortes ces têtes là. C'est du vrai spectacle, et moi un vrai spectacteur ; j'ai renoncé à participer à tous ces débats, je suis perdu dans cette immensité. Peu m'importe, ce que je veux avant tout lorsque j'allume ma télé, c'est de ne pas être seul, je ne veux pas passer mes soirées dans le noir et le silence.
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (2)    ajouter un commentaire

Vendredi 19 janvier 2007
Je pense que chacun d'entre nous, qu'on soit fille ou garçon, homo ou hétéro, jeune ou vieux, à un jour expérimenté cet étrange sentiment qu'est la jalousie. Souvent on la ressent en nous, parfois c'est celle de l'autre qui nous envahi.

Lorsque je la ressens, j'ai une vague profonde qui apparait dans mon ventre, c'est une vraie souffrance, c'est douloureux. C'est souvent parce que je suis dans la comparaison avec une autre personne,
dont je la pense rivale. Je me sens inférieure à cette personne que je prends à cet instant pour modèle. On est rarement objectif dans ces situations. Lorsque la jalousie amoureuse apparait c'est parce que je perds l'illusion du couple binaire, du duo parfaitement complice et uni. Cette unité est ébranlée par l'apparition d'une autre personne. Le "nous" (moi + toi) est, dans mon imaginaire, mis à mal et pourrait bien devenir moi + toi + l'autre, auquel cas je pèse moins, je perds de mon importance, je ne suis plus l'exclusif. La souffrance qui gagne en moi me fait perdre parfois la raison et l'on tombe dans la crise de jalousie. Je quitte alors le personnage de jaloux silencieux vers celui de jaloux compulsif. Je dis des mots volontairement blessant et je prends alors un plaisir presque sadique à les dire. Pourtant, je les regrette aussitôt, ils s'ajoutent à ma douleur et je me rends compte que cet infernal sentiment n'est qu'une spirale sans fin dont il faut avoir une sacrée force de caractère pour dire "stop" et reprendre raison. Ce n'est pas ça l'amour, on le sait bien. Ce n'est pas être belliqueux. Ce n'est pas être blessant, étouffant, possessif. Malgré cela, même si on sait tout ça, on reste faible face à cette mauvaise émotion qui peut nous dominer et prendre le contrôle.

Alors je fais des efforts, je repense mon rôle et je me recentre vers le meilleur : celui de l'amoureux tout simplement !
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (1)    ajouter un commentaire

Jeudi 11 janvier 2007
Je suis une petite employée dans un monde devenu trop complexe. Derrière mon guichet, je fais mes heures tranquillement et les jours de la semaine finissent par se ressembler ; le temps passe si lentement... En ce moment, pour être sûre, je demande régulièrement à mes collègues quel jour l'on est. Il s'agit de ne pas se tromper. Les clients m'en voudraient, et j'ai toujours essayé de faire mon travail le mieux que je pouvais.
Mes clients sont toujours là, je les vois, je les observe. Je les comprends impatients, nerveux, inquiets. Ils sont tous avec des lettres, des petits colis, des avis de passage du facteur. Ils me posent souvent les mêmes questions, auxquelles je réponds avec toujours les mêmes réponses. Ma vie n'est pas très drôle, parfois je fais le bilan ; il paraît qu'à la cinquantaine on y passe tous à ces interrogations. Je préfère esquiver ce genre de compte-rendu sur ma vie, ça ne me rend pas heureuse et je finis par mal faire mon travail, en me perdant dans les jours de la semaine, et je m'en veux.
Je connais certains de ces clients, ils viennent régulièrement, consultent leurs comptes en banque, retirent quelques sous, y déposent de maigres sommes... Ils sont âgés, et rassurés par ma présence et mon humanité, ou au contraire ils sont jeunes et impatients, agacés par ma lenteur. Je ne vais jamais assez vite. Je sens parfois dans leurs yeux leur mépris, m'accusant toujours des mêmes choses... Ils me reprochent certainement, et comme tant d'autres, de faire partie du système, d'être privilégiée... Ils préfèreraient avoir affaire avec une machine plutôt qu'avec moi. Je le sais ! J'essaie de garder la tête haute, mais parfois c'est difficile. Seraient-ils toujours aussi convaincus de mon privilège s'ils savaient le mépris que l'on a à mon encontre ? Où est le privilège de ma condition dans ce travail qui ne me valorise pas à leurs yeux ?
La fin de la journée arrive... je quitte mon guichet tranquillement. La soirée va commencer, je rentre chez moi avec mes doutes sur cette vie et quelques images en tête sur la journée écoulée. Finalement elle ne fût pas si désagréable que ça. Demain j'essaierai de faire encore mieux. Et surtout, il faut que j'arrête de me torturer l'esprit avec des questions sans importance...
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (2)    ajouter un commentaire

Dimanche 7 janvier 2007
J'ai dernièrement un peu ralenti l'activité sur ce blog, il fallait en effet que je prenne conscience d'une chose : le pouvoir du mot, de la phrase. J'avais jusqu'alors largement sous-estimé celui-ci.

Que s'est-il passé ?

J'ai trouvé amusant, il y a quelques jours, de faire le portrait  sur ce blog d'un personnage gay (voire "folle") à la vie débridée, rythmée par ses "plans Q" et ses cuites à la vodka. J'avais écrit ce portrait à la première personne (le "je" donc) et sur une trentaine de ligne on suivait une journée type de ce personnage.

Jusque-là, rien de très extraordinaire. Le problème est venu du fait que je me suis basé à 95% sur une personne faisant partie de mes connaissances. Mon portrait était donc calqué sur la vie de ce garçon. Pour autant, jamais je ne citais son nom, ni de quoi l'identifier formellement, évidemment.

Ce portrait n'avait rien de haineux, néanmoins, l'acidité et le réalisme dérangeant du texte que j'avais écris, faisant transparaître ma divergence de point de vue sur les choix de vie de ce garçon, a entraîné une polémique vive avec une personne proche qui m'est chère, puisqu'elle a reconnu le garçon pris en modèle. L'incompréhension face à ce texte fût grande ! Je l'admets entièrement. L'objectif de cet article était simplement de me démarquer de cette façon de vivre de certains homos...

J'ai alors compris qu'il était faux de penser que les conséquences de mes écrits n'engageaient que moi et moi seul. Mes prises de position sont ce qu'elles sont, je les assume, mais je ne veux pas qu'elles entraînent des dommages collatéraux se répercutant sur mes proches.

J'ai retiré l'article en question deux heures après l'avoir mis en ligne. Cette censure que je me suis imposé (c'est moi qui aie fait le choix) m'a fortement contrarié : est-ce que ce blog doit être lisse et sans prises de position ? Je reconnais le fait que cet article était relativement violent par rapport à quelqu'un qui raconte simplement sa vie, mais j'assume mes avis parfois un peu durs. J'ai une personnalité, j'ai des opinions souvent tranchées ; je l'admets. C'est aussi ce qui fait ma force.

Bref, j'ai fait une petite pause dans ce blog qui n'a qu'un mois et demi, afin de savoir quel avenir lui réserver, et avec quelle liberté de ton. Les mots ont un sacré pouvoir, j'en ai pris conscience. Ils peuvent blesser, faire rire, émouvoir. Ils peuvent même rendre amoureux ! Je regarde mon clavier d'ordinateur de façon différente désormais, et je dois dire que je le regrette un peu.

En tout cas, si vous passez par là, j'aimerais beaucoup avoir vos avis de bloggeurs confirmés. Peut-on tout dire sur son blog ? Quelles sont les limites à s'imposer ?...
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (2)    ajouter un commentaire

Dimanche 31 décembre 2006
Je nous (à vous et à moi un peu aussi) souhaite une bonne, excellente, épatante, époustouflante, douce, légère, réconfortante, savoureuse, fructueuse, tendre, féconde, belle, amusante, marrante, joyeuse, drôle, active, énergique, colorée, adorable, gracieuse, amicale, remarquable, extraordinaire, étonnante, surprenante, magnifique, noble, sublime, majestueuse, singulière, fabuleuse, légendaire, ahurissante, pharamineuse, noble année 2007 !
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (4)    ajouter un commentaire

Jeudi 28 décembre 2006
Quand sous mes pieds il y a des trottoirs, en bitume ou en béton, je déambule bien habillé entre de beaux bâtiments et des gens pressés. J'ai de belles chaussures propres pour vagabonder dans les rues et ruelles, le porte-monnaie à la main vers une quête indéfinie. Je ne sais plus ce qu'est le silence depuis que sous mes pieds il y a des trottoirs. Je rencontre des gens, de belles rencontres parfois, des rencontres superficielles souvent. Je corresponds à un modèle, du moins j'essaie de m'en approcher ; j'ai cassé ma tirelire pour un jean ou un manteau. Je ressemble à mon semblable qui court à côté de moi, qui court après le temps, après l'argent, après l'amour... alors je cours avec lui pour ne pas m'éloigner.

Quand sous mes pieds il y a de l'herbe à l'infini, des arbres, de la boue,
je suis modeste car je me sens faible dans ce monde qui n'a été façonné ni selon mon image ni selon ma volonté. Mon esprit s'apaise sous le bruissement du vent dans les feuilles. Mes habits, mes chaussures sont sales quand sous les pieds il y a de l'herbe et de la terre, et le meilleur est que je m'en fiche ; je n'ai personne à impressionner ou à séduire. J'ai du temps devant moi quand je me ballade un bâton à la main, je relativise ma vie et mes priorités. Je sais alors ce qui est essentiel pour moi.
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (2)    ajouter un commentaire

Mardi 26 décembre 2006
A la pluie. Au Soleil. A son chien. A ce qui manque dans le frigo. A la télé qui est restée allumée. A la journée d'hier. A la journée de demain. A son patron. Au prochain repas qu'il va falloir préparer. A son compte en banque. A ce qu'il y aura demain sur venteprivee.com. A son forfait mobile décidément trop cher. A son voisin. Au dernier film que l'on a vu. Au prochain film que l'on verra. A ce jean Diesel vraiment très sympa. A ses parents. A la théorie de la relativité restreinte. Au ménage qui est à faire. A son ordi. A son blog. A son amant. A ses amants. A sa voiture aux pneus usés et qui n'a plus d'essence. Au dernier BelAmi téléchargé. A la recette de cuisine du poulet basquaise. A Wentworth Miller qui porte vraiment bien le bonnet en laine. A...

Stop ! Ca y est, on a joui. Il est temps d'aller à la salle de bain.

Que celui à qui ça n'est jamais arrivé
 me jette la première pierre. Alors ne culpabilisons pas si notre esprit parfois dérape ! ;o)
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (5)    ajouter un commentaire

Mardi 26 décembre 2006
Aimant le nu, je suis tombé un peu par hasard sur un site amateur proposant une version intime du nu, réalisé par un couple homme-femme. C'est à voir, à mon avis car c'est très différent de ce que l'on regarde habituellement (ici pas d'éphèbes aux corps parfaits). Voici le lien :
Pose intime
Les liens renvoient vers d'autres sites semblables.
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (1)    ajouter un commentaire

Lundi 25 décembre 2006
Joyeux Noël à tous !

Nous quittons l'année 2006 à grands pas en nous offrant, pour ceux qui peuvent, des cadeaux. On se gatte, on mange bien, trop bien, en trop grandes quantités dans de belles assiettes sur de très belles tables ! Beaucoup d'entre nous sont en famille, et bien qu'il en manque toujours un ou deux pour que l'on soit parfaitement heureux, on se retrouve les uns les autres pour une petite trêve dans notre quotidien assez monochrome. Finalement les guirlandes électriques ont du bon, ce soir elles m'ont donné du baume au coeur ; et désormais je vais m'endormir avec des couleurs qui clignotent plein les yeux !
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (1)    ajouter un commentaire

Dimanche 24 décembre 2006
J'ai lu un article dans Babyboy très intéressant (bien que court !) sur l'érotisme homo répandu dans certains skyblogs des jeunes des cités. Rappelons que Skyblog est la plateforme blog la plus fréquentée en France et est classée numéro 1 chez les ados du fait de la relative simplicité de mise en ligne des photos de ses potes, d'ajouts de petits commentaires, etc... Jusqu'à ce jour, plus de 6'300'000 Skyblogs ont été crées et environ 320'000'000 articles et 600'000'000 commentaires ont été publiés !!! Bref, c'est une très importante vitrine sur le net et la parcourir révèle quelques surprises comme indiqué dans l'article de Babyboy. On ne compte plus en effet les "Soulane Bogoss", "Ridane Bogoss", "Mohamed Bogoss", etc... avec des exhibitions de corps virils et musclés. Une vraie concurrence s'est installée entre les bogoss. Pourtant, s'il y a bien un lieu où l'homosexualité n'est pas la bienvenue, c'est dans les cités. Et pourtant... on n'est parfois très proche de l'imagerie homo classique ! Alors ? Quels stratagèmes les jeunes emploient-ils ? Tout est dilué dans une masse de clichés de chanteurs de rap mauvais garçons et de divers symboles très virils... Attention, ici on est chez les durs de durs. Mouais...

J'ai parcouru par curiosité quelques Skyblogs de jeunes de cité (très simple pour s'y rendre en passant par Google avec quelques mots qui vont bien). C'est très révélateur du climat, la banlieue nous saute aux yeux en un instant, dure et brutale. Et comme les journalistes de Babyboy j'ai trouvé en quelques minutes des blogs de bogoss aux torses affutés en mal de séduction... Je n'ai pas "lâché mes comm" mais j'aurais pu.
par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (0)    ajouter un commentaire

Lundi 18 décembre 2006
Moi qui suis d'habitude caractérisé par mon calme, je me rends compte qu'il est tout relatif. Suis-je un faux calme ? J'ai cédé à une grosse colère (un pétage de plomb !) il y a peu de temps et depuis je reste surpris par cette explosion émotionnelle qui s'est produite en moi. Je cherche à comprendre le mécanisme de ce sentiment peu commun. Comme à mon habitude, dès que je me pose une question, je fais des recherches. Voici ce qu'il en ressort.

Premièrement, et ce n'est pas étonnant, la société catholique condamne la colère, on la retrouve dans les Sept Pêchés Capitaux... Le démon responsable de cette "courte folie" est Satan. La vertu associée
est la joie, elle est là pour faire équilibre. Un être équilibré a donc en lui une part identique de colère et de joie. Si la balance penche d'un côté ou de l'autre, l'équilibre est rompu.

Il apparait ensuite que ce sentiment peu ordinaire ait intéressé beaucoup de philosophes. Spinoza  a défini la colère comme étant "
l'effort de causer du mal à l'objet de notre haine" ce qui la différencie donc très nettement de la haine, puisqu'elle en est la conséquence directe.

Néanmoins, cette colère est une notion ambiguë. Elle est souvent associée au courage et à la révolte et sort l'homme de sa torpeur. Jésus lui-même y cède et s
'emporte violemment contre les marchands du temple (Jésus dira même que "Si tu te mets en colère, ne pêche pas", ce qui signifie qu'il ne défini pas la colère comme un péché), ou lorsque le Bouddha se révolte contre la souffrance et la maladie que ses riches parents avaient tenté de lui cacher, il apparaît clairement que la colère comporte certains aspects positifs. En effet, elle apparaît comme le sursaut parfois nécessaire pour préserver ce qui nous tient à cœur : notre vie, celle de ceux que nous aimons, des valeurs qui nous paraissent essentielles.

Pour finir sur ce thème, regardons ce qu'on dit de la colère au XXIème siècle. Je me suis promené sur quelques sites de psychologie. La colère est jugée nécessaire pour nous défendre et ne pas nous laisser écraser ou détruire. On semble la comparer souvent à la soupape de sécurité d'une cocotte-minute, juste à l'instant où elle se déclenche, libérant une pression trop forte.

L'injustice reste la principale amorce de la colère.

Bien sûr, il ne faut pas y céder trop souvent à ce sentiment qui reste violent.
Une piste serait de repérer les signes annonciateurs de sa colère, et trouver des manières de ce que les psys appellent "défléchir". Défléchir veut dire détourner l'énergie vers une cible, ou un geste, ou une action qui soit socialement acceptable. Faire du sport, aller respirer, ou pour certains fumer une cigarette, est un moyen de reconnaître sa colère, de l'accueillir, mais de ne pas la diriger sur une personne.

par Thomas publié dans : Mes opinions commentaires (1)    ajouter un commentaire
Blog : Business / Finance / Economie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus