Vendredi 28 septembre 2007

Cette fois, nous y sommes. L'heure du départ a sonné. Lundi matin je serai parmi les travailleurs, pour plus de 40 ans... Etrange sentiment que celui de quitter la famille et les amis. On sait qu'on les reverra, mais ce ne sera plus dans la promixité et la régularité. Terriblement angoissant. Je profite donc de chacun de ces derniers instants ici, pensant à l'incroyable changement de quotidien que je vais devoir affronter. Mais je l'ai choisi, ce n'est pas une situation forcée. A l'époque du choix, j'ai pensé que c'était mieux pour moi. Nous verrons bien d'ici quelques temps...

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Jeudi 13 septembre 2007
Voilà que je sens poindre en moi la tourmente coutumière du choix... L'heure approche... gniark...

DM1176976542.jpgGris - Bleu - Noir - Orange

[Lequel je prends ?]
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Lundi 10 septembre 2007

MPoppins.jpgC'est totalement incroyable tout ce qui peut rentrer dans un appartement de 20m². Quasiment autant que dans le sac de Mary Poppins ! (Pour ceux qui auraient raté ce film qui a enchanté mes petites années, la belle Mary Poppins -Julie Andrews- a un "magnifique" sac de voyage duquel elle sort à l'infini tout un tas d'objets divers : livres, lampadaires, miroirs...).

Je pense que l'appartement que j'occupais et que je suis entrain de vider tant bien que mal est doté des mêmes pouvoirs que le sac de Mary Poppins. Des caisses et des caisses que je vide depuis plusieurs jours. L'avantage, il y en a un, c'est que je retrouve des choses perdues : une petite laisse de chat en cuir beige, une balle de golf trouvée dans un jardin il y a bien longtemps, une chaussette esseulée (ce qui pour le coup clôt le Mystère de la Chaussette Déparaiée qui, elle, était restée bien sagement dans le tiroir), le feutre noir indélébile qui m'a tant manqué pour écrire sur les CD-R que je gravais, des boules Quiès...

Bref, déménager c'est fatiguant et, dans l'appartement de Mary Poppins, c'est difficile d'en voir le bout. Pourtant ça devient urgent : J-2 avant de rendre les clés et faire l'état des lieux de sortie (j'en frissonne d'avance).

Du courage j'en trouve après une petite pause briochette-Nutella de temps en temps. Car comme chante Julie Andrews, "C'est le morceaux de sucre qui aide la médecine à couler... " :-)

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Mardi 4 septembre 2007

Je suis souvent étonné, même troublé, par la rapidité avec laquelle une odeur, toujours inattendue, sortie d'un vieux meuble, d'un ancien parfum, d'un livre oublié ou d'une fleur peut refaire surgir à grande vitesse un souvenir enfoui en nous, que l'on aurait eu grand mal à retrouver avec de simples paroles. Pas plus tard qu'hier, je sui tombé, dans la maison de mes parents, sur une ancienne petite boite de parfum d'intérieur à l'huile essentielle de cèdre, perdue au fond d'un placard depuis des années. Surpris de cette découverte, j'ai saisi la boite. Elle était encore fermée, bien que vieillie par le temps. Je l'ai ouverte, et l'odeur était encore là, intacte. Sitôt pénétrée dans mes narines, la douce senteur du cèdre a fait jaillir en moi un souvenir datant d'au moins une dizaine d'années, alors que j'étais adolescent. Cette senteur brûlait dans la maison, je m'en suis souvenu, au moment de Noël. Des images de la salle à manger décorée me sont apparues très nettement, telle qu'était la maison à cette époque. Tout était là, intacte : le feu de cheminée, le sapin, la lumière hivernale, la disposition des meubles. Je suis resté troublé par ce souvenir, qui semblait si réel.
Je pense que chacun de nous a déjà fait l'expérience de ces voyages dans le temps sous l'impulsion d'une odeur retrouvée. Notre cerveau est un véritable coffre-fort, renfermant chacun des épisodes de notre vie. La clé de ces souvenirs est suspendue à une petite odeur, quelque part, cachée, que l'on retrouve lorsque la chance se mèle au hasard. C'est à la fois plaisant et triste ; plaisant car le souvenir est intact et puissant, mais triste, car fugace et involontaire.

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Mercredi 15 août 2007

spirlae.jpgMince, voilà qu'elle est revenue ce matin. Elle m'a pris par surprise et je me suis réveillé d'un bond aux premières lueurs du jour. Pourtant, je n'ai pas mon quota de sommeil. Pourquoi me réveille-t-elle cette foutue angoisse ? C'est de plus en plus régulièrement que j'ai rendez-vous avec elle. Et toujours le matin : le scénario est bien rodé. Les yeux grands ouverts, dans mon lit, je contemple le plafond, la gorge nouée et la respiration courte. Alors, pour y remédier, je préfère me lever et ouvrir en grand les volets de la chambre. Tel un vampire, aux premièrs éclats du Soleil elle disparaît. Mais je la sais seulement évanouie, elle se réincarnera bien vite dès qu'elle le pourra, à la prochaine nuit. Je ne suis pas dupe, je connais les causes de cette anxiété. Je me rapproche de plus en plus du moment où je vais changer pour de bon de mode de vie, du tout au tout : de ville, de statut social, de vie sociale, de décor... L'excitation positive que je ressens le jour s'accompagne la nuit de sa maudite jumelle, qui ne s'estompera que lorsque tout sera stabilisé...

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Lundi 13 août 2007
En tant que futur habitant de Paris (dès le mois d'octobre), j'ai des vues sur ce type d'engin :

peugeot-geopolis-diapo-21.jpgPeugeot Geopolis 125
(NB : remplacez la jeune dame par un jeune messieur)

Alors oui je sais que c'est cher, dangereux, inutile, futil, dérisoire, déplacé, superflu, vain, oiseux, superfétatoire, périlleux, risqué, audacieux, aventureux, hardi, intrépide, couteux, dispendieux, ruineux, guindé...

Mais au delà de ça, n'est-ce pas là un outil de liberté formidable ? Résolument, ce n'est pas sous terre que j'ai envie de vivre Paris (entendre par là que le métro n'est pas ma tasse de thé) !

Je lance donc un appel à tous les vrais parisiens qui sauront me donner une réponse à cette question : "que pensez-vous d'un tel achat ?", mais sachant qu'au final, je ne ferai que ce que j'aurai envie :-)

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Dimanche 12 août 2007
vache.jpgPériode de vaches maigres en ce moment pour mon blog. Pas de nouvel article, baisse de l'inspiration, design inchangé depuis des mois (alors que mes ambitions étaient de faire vivre le logo au fil de l'eau au moyen d'un logiciel graphique...). Fallait bien que quelque chose trinque pour tout ce qui s'est passé dans ma vie durant ces 5 derniers mois... Blog, me pardonneras-tu ?
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Dimanche 17 juin 2007
fleches.JPGCoup d'accélérateur sur ma vie. Des propositions d'embauche sur Paris, le spectre d'une nouvelle vie qui se dessine... Défile la caténaire à travers la vitre du TGV et mon regard dans le vague. Je pense. Pourquoi suis-je dans ce train et pourquoi je ressens comme une familliarité qui s'installe entre lui et moi ? Bordeaux s'éloigne, Paris se rapproche et me voilà gare Montparnasse, seul au milieu du monde d'un quai immense, ne voyant déjà plus le ciel. Cette fois j'y suis et sans doute qu'une page importante de ma vie est entrain de se tourner, comme entrainée par ce tapis roulant qui me mène aux portes du métro.
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Mercredi 11 avril 2007
Voilà quelques mois que je n'y avais pas mis l'ombre d'une basket. Pas même une marche à pied. Un véritable abandon. Ce n'était donc pas sans émotion que hier soir j'ai retrouvé les sentiers tortueux de Thouars pour un footing en règle. Sentir à nouveau l'odeur des bois, retrouver les sensations oubliées, être bercé par le ronronnement doux de la rocade...  Mes genoux, les fautifs de l'histoire, étaient sous étroite surveillance. A chaque instant je les écoutais, jaugeais et je corrigeais mon allure et ma position de course. Aujourd'hui, les courbatures se font sentir. La reprise a été peut-être un peu forte. Qu'importe, puisque je n'ai pas mal aux genoux. Je ne souhaite qu'une chose : que cela dure et ne plus jamais abandonner pour si longtemps les sentiers de Thouars.
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Dimanche 8 avril 2007
Voilà un moment que cela me travaille. Je crois que je vais prendre la plume et écrire une lettre à ma mère pour lui dire ce que j'ai au fond de moi. Sur ma vie, mon présent et l'avenir que je souhaite. J'ai toujours été meilleur à l'écrit qu'à l'oral. L'écrit est plus lent, j'ai le temps pour trouver et peser mes mots et m'exprimer. Dans cette lettre, j'écrirai sur mon quotidien qui est tellement plus riche que ce que nos coups de fils 'politique de l'autruche' ne laisseraient prétendre. Je lui dirai que je suis heureux d'être son fils, et qu'il est difficile pour moi de sortir des sentiers battus et d'être différent. Je lui dirai le poids de la famille. Je lui dirai que j'ai des amis sur qui je peux compter. Je lui dirai que je ne suis pas seul. Je lui dirai que je suis heureux dans cette vie là, riche à rencontrer sans cesse des gens différents. Je lui dirai...
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Samedi 10 mars 2007
Je marche tout droit, sur une corde fine, je n'en vois pas le bout. Je suis dans le vide. Il n'y a pas de filet sous mes pieds. Ou plutôt si, des bras tendus, qui se croisent et se mêlent. Ca m'inquiète, m'attire, ma faiblesse pourrait me faire céder à cet appel. Et puis c'est si dur de continuer à jouer les équilibristes. Après tout il serait si simple de se laisser tomber, de lâcher prise, sentir mon corps flotter, s'enivrer, connaitre enfin des choses que je n'ai jamais ressenties... la tentation est si grande.
Oui mais après ?... Comment remonter sur la corde ?
par Thomas publié dans : Ma vie commentaires (3)    ajouter un commentaire

Lundi 5 mars 2007
L'oeil s'ouvre. L'autre ne tarde pas. Et dire que l'on a bien dormi ! Les premières secondes du réveil sont encore appaisées, puis la réalité prend le dessus. On aurait bien voulu aller lui faire un calin. On aurait bien voulu aller lui faire un baiser, comme les autres jours ; mais voilà, on ne peut pas. Hier on s'est disputés et on s'est endormis fâchés. Pauvres de nous. Plutôt que de tout mettre carte sur table, voilà qu'on s'est étripés et qu'on a laissé la nuit et ses conseils s'emparer de nous. Il est là, à côté. Juste vingt centimètres. Un vrai fossé. La nuit a diminué notre orgueil, notre agressivité ; on commence a regretter. Et si on allait l'un vers l'autre comme si de rien n'était ? Après tout on s'aime alors pourquoi ce mur entre nous ? Il est là, à côté, tout simplement. Et pourtant on fait tout pour que nos corps de s'effleurent pas. Il est là et peut-être que comme moi il fait semblant de dormir et repense à ces mots qui nous on fait frémir la veille. Nous sommes plus que deux êtres qui se tournent le dos dans un lit aux draps chargés de nos maux. Le Soleil se lève et avec lui le commencement de la réconciliation.
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Lundi 26 février 2007
La Fac s'en va, s'étiole, s'évapore, se dillue, s'enfuie, s'épuise comme un vague souvenir. Aujourd'hui c'était mon dernier jour assis sur les chaises tubulaires d'écoliers. Après demain la vie professionnelle prendra le dessus et sera mon nouvel eldorado. Tant de changements dans ma tête, tant de pages qui se tournent si vite. Tant de fierté aussi d'être arrivé jusque là. Tant de soirs et de nuits blanches à douter de mon parcours, à avoir peur. Tant d'ambition aussi. Tant de revanches à prendre.
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Dimanche 18 février 2007
Armés de nos petites serviettes blanches, on se ballade tranquillement dans les couloirs sombres de ces lieux atypiques. Tous âges se confondent, point de discrimination. On s'observe, se dévisage, se jauge rapidement, en moins d'une seconde on est classés, notés. Des groupes sont formés, beaucoup se connaissent ; les soirées mousses et autres naked parties ont créé leurs liens.
On ne s'y sent pas forcément à l'aise en ces lieux. On avait presque le trac avant d'y rentrer, c'est comme une prestation, on va devoir assurer. Et puis, ce n'est pas gratuit.  On peste devant  tel commerce du sexe, mais au moins on sera au chaud... On croise toujours les mêmes fantômes en ces lieux, des habitués, presque abonnés. Ils sont comme des piliers, leurs réputations s'est ainsi faite et les précèdent souvent. Chacun trouve comme il peut les remèdes contre la solitude... Au moins il y a de l'humain en ces lieux. La chaleur est partout, au thermomètre et dans les coeur.
par Thomas publié dans : Ma vie commentaires (11)    ajouter un commentaire

Mercredi 14 février 2007
Attendre infiniment à une caisse, ses courses étalées sur le tapis roulant, permet de s'évader un peu et parcourir les caddies de nos semblables, courant dans tous les sens pour trouver de quoi se mettre sous la dent.

Cette dame aux cheveux blancs, avec un caddie plein comme un oeuf : des viandes, des légumes, des frites surgelées, des paquets de gâteaux... surement qu'elle a ses enfants et ses petits-enfants chez elle. Elle doit prendre du plaisir à leur préparer les bons plats dont elle seule a la recette ! Peut-être des gâteaux, peut-être des plats en sauces ou des viandes grillées aux légumes vapeur ? Oui, c'est plaisant de voir un caddie rempli de secrets de grand-mère.

Et cette jeune fille bien habillée, mince, élégante ? Un coup d'oeil sur le tapis roulant : je vois des légumes verts de toute sorte (sans doute pour le régime : c'est le genre de fille à faire attention). Je vois aussi des blancs de poulet, des yaourts natures, du canderel et... un pot de Nutella qui trône au milieu. Cherchez l'intru !...

Ah, ici un homme, la cinquantaine, visiblement l'air agacé. Ca ne va pas assez vite. Son caddie est volumineux. Des packs d'eau minérale, un packs de lait, de la lessive, du papier WC... on peut supposer que sa femme l'a envoyé au supermarché pour acheter les "encombrants" : ce qui est lourd et pénible à manier... C'est le genre d'homme a avoir un Renault Espace. On comprend sa mauvaise humeur.

Et puis là deux jeunes hommes, post-adolescents qui paient en pièces de 2€. Encore quelques boutons d'acné juvéniles. Pas tout à fait éloignés de l'age bête. Deux packs de bière blonde Eco+ hyper promo, des chips, un petit pot de saucisses knacks, une bouteille de jus d'orange. Je pense que leur soirée va être arrosée.

Enfin là une dame chinoise qui a visiblement fait un tour au rayon cuisine asiatique, sans doute pour retrouver les saveurs de son pays natal ; là un vieil homme avec seulement un saucisson en main, là une mère avec 3 enfants à ses côtés qui pleurnichent et qui courent autour du caddie plein à craquer...

On ne s'ennuie jamais à la caisse des supermarchés.
par Thomas publié dans : Ma vie commentaires (4)    ajouter un commentaire

Vendredi 26 janvier 2007
Stupidement, on croyait que ça nous épargnerait. Pourquoi une telle prétention ? Pourquoi ma famille serait-elle vaccinée contre le cancer ?

Une personne de ma famille est touchée. C'est même pas "triste", le mot ne convient pas. C'est dur, très dur, c'est pénible, c'est injuste, c'est horrible, c'est angoissant, désespérant. Le temps passe vite désormais. Mon oncle, tout juste grand-père, se bat au quotidien entre la chimio-thérapie et les douleurs psychiques et physiques des effets secondaires.

Aujourd'hui, sa femme et lui ont compris qu'il ne guérirait pas. Les médecins ont fait passer le message le plus doucement du monde. Auraient-ils dû ? Faut-il vraiment dire ce genre de vérité ? Aujourd'hui ils n'ont plus que "A quoi bon ?" qui peut sortir de leur bouche. Alors nous, on est à leurs côtés. On les soutient, comme depuis le début, mais aujourd'hui encore plus. On sait que désormais la moindre attention à leur égard aura une puissance insoupçonnée.

Je m'étais juré de ne pas raconter ma vie dans ce blog. Pour une fois, c'est bien moi, l'auteur de ce blog, qui se cache derrière le 'je' de ce paragraphe. Je déroge à la règle... Poser ces mots et en faire ces quelques phrases m'a (un peu) soulagé.
par Thomas publié dans : Ma vie commentaires (2)    ajouter un commentaire

Dimanche 14 janvier 2007
Et si l'on pouvait revenir quelques années en arrière et se croiser dans la rue, est-ce que l'on se reconnaîtrait ? Est-ce qu'on se parlerait, se séduirait ? Est-ce que deux personnes qui s'aiment aujourd'hui s'aimeraient à une autre époque, un autre temps, d'autres lieux ? Est-ce que ce l'alchimie d'une rencontre à un moment donné aurait pu arriver plus tôt, auquel cas tout ce qui s'est passé avant n'est que du temps perdu ?
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Lundi 8 janvier 2007
Tu es brun, ténébreux, hum tu me plais ! Ah, mince voilà qu'un autre te remplace : un joli garçon sur ce trottoir avec un jean qui lui va décidément très bien. Et hop un superbe cycliste vient de me dépasser en un instant, je n'ai pas eu le temps de bien voir ! Tant pis, derrière voilà que surgit un blond ; il n'est pas trop mon genre mais diable qu'il est sexy, je ne vais pas faire le difficile ! Il disparaît au coin de la rue et voilà qu'un autre aux yeux clairs arrive...

Non, aux feux rouges, dans ma voiture, je ne m'ennuie pas...
par Thomas publié dans : Ma vie commentaires (2)    ajouter un commentaire

Mardi 2 janvier 2007
Ma kiné, tu me masses et pendant que tu me masses, je t'observe. Tu es de toutes les confidences, tes patients te font confiance. Parfois sportifs tristes car blessés, ils te racontent leurs parcours, leurs performances et leurs accidents qui ont fait qu'ils passent aujourd'hui entre tes mains. Il arrive aussi qu'ils soient au tout début de leur vie, tu masses alors ces petits bébés avec dextérité et puissance sous le regard inquiet de leurs parents. Mais très souvent, ils sont âgés, et tu es à leur écoute : leur vie est souvent devenue triste et rétrécie par leurs douleurs qui les enferment chez eux. Tu es alors une belle rupture dans leur journée avec ta jeunesse et ton sourire ! Ils t'appellent par ton prénom, et beaucoup d'entre eux t'embrassent. J'entends des rires qui s'échappent des salles de massage lorsque tu es avec eux : à chaque fois ils repartent plus détendus que lorsqu'ils sont arrivés. Bien plus que leurs corps fatigués, tu as massé leurs âmes et c'est avec le sourire que vous décidez ensemble du prochain rendez-vous !
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Vendredi 29 décembre 2006
Un peu plus à gauche. Ah, trop loin, reviens vers la droite. Ok, là t'es centré mais t'es un peu haut, descend un peu. Non, descends je t'ai dit, t'es trop haut je t'assure ! Si je te le dis ! Bon alors on reprend. Tu étais dans l'axe. Reviens à ta position initiale. Voilà, très bien. Alors maintenant tu descends tranquillou, dans l'axe, voilà, comme ça. Tu vas y arriver. Stop ! Juste 5° à gauche et t'y es. Décidément, tu ne connais pas ta droite et ta gauche ! Ah, ça y est, tu y es, tu peux y aller. Hé mince t'as débandé...
par Thomas publié dans : Ma vie commentaires (1)    ajouter un commentaire
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